La mythologie rattachée au signe du Gémeaux

Mercure / Hermès

Le dieu du commerce et des voleurs

Dans la mythologie grecque, nous retrouvons Mercure, l’Hermès grec, fils de Zeus, maître de l’Olympe et de l’Espace, et de Maïa, l’illusion. Mercure vient du latin « mercurius » : il est le dieu du commerce, des voyages et des voleurs.

Le soir même de sa naissance, il vole cinquante vaches du troupeau d’Apollon avant de retourner innocemment dans son berceau. Né à l’aube, vigilant et rapide, il est à midi assez fort pour sortir seul de la grotte et confectionner sa première lyre avec des boyaux du troupeau volé, qui lui servent de cordes. Plus tard, il invente une flûte qu’il donne à Pan. Rusé, il leurre Héra, l’épouse de Zeus : il s’emmaillote de nouveau dans ses langes et pleure de faim. Héra l’allaite alors, ce qui lui permet d’être reconnu comme son propre fils.

Ses larcins finissent par irriter les dieux qui l’envoient sur la Terre, où il enseigne les arts, la musique, les mathématiques, l’astrologie, l’alchimie, l’écriture, la magie, etc. Il doit toutefois comparaître pour le vol commis envers Apollon, qui ne lui en tient pas rigueur. Devenus amis, le dieu de l’intuition et de la lumière lui enseigne l’art de la divination et lui remet son bâton de pouvoir, le Caducée, une verge d’or dotée de propriétés médicinales.

Zeus, surpris par son habileté, en fait son messager auprès des dieux — et des enfers. Hermès devient médiateur entre dieux et humains. Souvent représenté comme un jeune homme imberbe, il eut une courte relation avec Aphrodite, dont naquit Hermaphrodite.

Malgré son espièglerie, Hermès est un dieu bienfaiteur. Le Caducée est représenté par deux serpents s’enroulant autour d’un bâton central : symboles des deux principes actif et réceptif, féminin et masculin — Ida et Pingala — de part et d’autre du canal central Sushumna, liés à la montée de la kundalini. Coiffé d’un casque et de sandales ailés, tenant le Caducée, il agit sur les trois plans de la manifestation — Âme, Esprit, Matière — d’où son nom de Trismégiste, maître des trois plans. Il est aussi « psychopompe », conducteur des âmes, qu’il accompagne chez Hadès jusqu’au Styx que Charon leur fait traverser.

Dans les traditions

L’androgynie

Le signe des Gémeaux évoque naturellement le mythe de l’androgynie et de la gémellité. Plusieurs paires de jumeaux existent dans la mythologie et, en sanskrit, Gemini est lié au premier androgyne.

Castor et Pollux

Castor et Pollux sont, dans la mythologie grecque, les fils jumeaux de Zeus et de Léda. Appelés les Dioscures (« fils de Zeus »), ils naissent après que Zeus, métamorphosé en cygne, a séduit Léda, épouse du roi Tyndare. Léda engendre alors « l’œuf du monde » contenant Castor — fils de Tyndare, la personnalité mortelle — et Pollux — fils de Zeus, le Soi supérieur, l’âme divine.

Après les tragédies de la guerre de Troie, Castor est tué au combat. Son frère Pollux, inconsolable, demande à Zeus de donner l’immortalité à Castor afin qu’ils ne soient pas séparés. Zeus accorde cette faveur : depuis, les Dioscures passent six mois aux Enfers et six mois sur l’Olympe. Reliés à l’aurore et au mouvement de l’air, dieux des portes et protecteurs des navigateurs, ils doivent à Neptune la naissance de leurs chevaux, surgis lorsque le dieu frappa les flots de son trident.

Le mythe d’Hercule dans les Gémeaux

L’élimination des oiseaux du lac Stymphale

Dans le marais d’Arcadie, près du lac de Stymphale, vivent d’énormes oiseaux aux becs acérés et aux serres puissantes, qui attaquent les humains. Leur taille est monstrueuse et la légende dit qu’ils se nourrissent de chair humaine. Ces oiseaux sont les enfants de Mars, dieu de la guerre.

Eurysthée ordonne à Héraclès/Hercule de s’en débarrasser jusqu’au dernier, en le prévenant : « La flamme qui luit au-delà du mental révèle la bonne direction. » Hercule cherche longtemps et aperçoit enfin ces oiseaux attaquant un paysan. Il les pourchasse avec sa massue et tente de les abattre de ses flèches, mais ils sont trop nombreux.

Ne sachant plus que faire, il implore l’aide de Minerve. Athéna lui offre alors une paire de cymbales en fer, du même métal que le bec, les ailes et les pattes des oiseaux, forgées par Héphaïstos, dieu du feu. Son intuition lui dicte de s’en servir : en cognant les cymbales de toutes ses forces, il provoque un vacarme qui débusque et affole les oiseaux. Dispersés dans le ciel, ils deviennent des cibles faciles pour ses flèches.

Explication du mythe

Le marais symbolise le mental inférieur où croupit l’émotionnel — d’où l’on blesse par les mots ou les pensées. Hercule parachève ce qu’il a commencé dans le Bélier : apprendre à bien utiliser sa pensée en mettant fin à ses tendances destructrices.

Les oiseaux, êtres de l’air, figurent la multitude des pensées négatives et bruyantes : nombreuses, mordantes, cachées dans le marécage mental. Le verbe est créateur ; mal employé, il devient destructeur.

Les cymbales, offertes par la Sagesse (Athéna) et forgées par la Réflexion profonde (Héphaïstos), indiquent que toute pensée mérite d’être comprise avant d’être lancée. En préférant l’intuition à ses armes habituelles, Hercule accède au niveau supérieur de l’intelligence guidée par la sagesse.

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