Les travaux de Carl Jung sur l’action thérapeutique des mandalas
Carl Gustav Jung fut le premier à constater le pouvoir thérapeutique des mandalas. Il établit un lien entre leur centre symbolique et la psyché humaine. Pour lui, le mandala devenait un outil de rééquilibrage capable d’apporter paix et cohérence intérieure.
Jung observa que, durant des périodes de crise, ses patients dessinaient spontanément des figures proches de rosaces. Après de nombreuses recherches, il conclut que le mandala représente la totalité de la personne : sa structure organisée autour d’un centre aide à restaurer l’harmonie et l’équilibre psychique.
Les bienfaits
Traverser une période de chaos, que ce soit sur le plan psychique ou physique, désorganise notre être. Travailler avec un mandala — en le dessinant ou en le coloriant — permet de se reconnecter à sa structure profonde, de retrouver son axe intérieur et de renouer avec son potentiel et son Soi véritable.
Citations de Carl Jung
« Leur motif de base est l’intuition d’un centre de la personnalité. L’énergie du centre se manifeste dans le besoin contraignant de devenir ce que l’on est, à la manière dont tout organisme doit à tout prix parvenir, au moins approximativement, à la forme qui correspond à son être. »— C.G. Jung, Psychologie et orientalisme, Albin Michel
« L’expérience enseigne que le “cercle magique”, le mandala, est l’antidote utilisé depuis l’Antiquité dans les états d’esprit chaotiques. »— C.G. Jung, La réalité de l’âme, La Pochothèque
Les mandalas, outils de guérison dans les traditions anciennes
La guérison ne se limite pas au corps : elle concerne aussi l’âme. Le mandala, représenté par un cercle, symbolise la protection, l’éternité et la rencontre avec le divin. C’est le lieu sacré de l’union entre le Ciel et la Terre.
Dans le bouddhisme et le lamaïsme tibétain, les mandalas sont des supports de méditation favorisant l’éveil spirituel. Pour les chrétiens, ils prennent la forme des rosaces des cathédrales, invitant au recueillement et à la contemplation.
Au Tibet, on crée parfois des mandalas de sable devant les habitations, symbole de l’impermanence de la vie et d’un appel aux bénédictions.
Dans la tradition orientale, le cercle représente le Divin, la manifestation et la création. On le retrouve dans toutes les cultures, symbole de la vie : naissance, maturité, mort et renaissance.
Chez les Amérindiens, les mandalas prennent la forme de roues de médecine ou de talismans utilisés lors de rituels de purification. Ces cercles sacrés honorent la Terre-Mère et le Ciel et servent de pont énergétique de guérison.
Selon Susanne F. Fincher
« Lorsqu’on demande à un guérisseur navajo de venir en aide à une personne malade, il effectue des rites pour restaurer l’équilibre naturel. Il aplanit une surface circulaire, puis crée un mandala avec du sable coloré selon un modèle traditionnel choisi pour la situation. Le malade est ensuite placé au centre du mandala. L’ordre du dessin rétablit l’harmonie et sollicite le secours des divinités, afin de rendre la santé au malade. »— Susanne F. Fincher